Les questions / réponses qui ont suivies cette présentation ont été très enrichissantes. Vraiment, les responsables de la communication des grandes entreprises s’intéressent de près à l’Internet. On sent que l’Internet les intrigue et qu’ils perçoivent l’intérêt des outils.
C’est très encourageant pour l’offre packagée de Communauté UGC pour les marques que nous allons lancer dans les prochaines semaines.
2009 sera l’année de l’UGC (user generated content), j’en suis persuadé depuis longtemps, mais d’autres (leader de l’Internet) commencent à le dire : Meetic / Priceminister /Allocine.
Le premier c’est Marc Simoncini. L’UGC est en tête de ses 5 critères qui font la réussite de Meetic. Pour information, ces 5 critères sont :
1- L’UGC : Ne pas devoir payer pour avoir du contenu sur son site.
2- Le Pay per use: Faire payer l’utilisation des services du site, qui dans le cas de Meetic est un gage de “qualité” des profils.
3- L’auto-contrôle: la modération des contenus est assuré principalement par les internautes entre eux, donc pas de surcoût non plus de ce côté là.
4- Une adaptation locale simple: Le site doit pouvoir être facilement adapté à l’international dans son concept et son contenu.
5- Faire croître l’audience chaque jour: Plus l’usage et l’audience du site croît, plus la barrière à l’entrée est difficile pour la concurrence.
Quant on sait que Meetic a transformé Vioo en communauté (auparavant magazine féminin avec une rédaction interne), on comprend mieux pourquoi l’UGC est au centre du business model de Meetic…
Le second est Olivier MATHIOT, cofondateur et directeur marketing et communication de Priceminister. Lors du forum emarketing de la semaine dernière, M. Mathiot, suite à une question dans la salle, a qualifié le Web 2.0 comme : “le web 2.0 c’est faire travailler les utilisateurs à notre place“. Un peu direct comme définition, même si l’apport des outils du web 2.0 est l’élément clef dans le développement de l’UGC (à nuancer tout de même avec les forums, principal outil de l’UGC, qui existent bien avant l’ère 2.0).
Enfin, Allocine, dans un article de 01net qui a pour titre “Pour 2009, Allociné compte encore plus sur la collaboration des internautes”. Allociné a mis en place divers outils pour pousser ses utilisateurs à contribuer aux fiches séries / films et autres. En 2009 Allociné voudra être un “média social”, principalement grace aux contenus générés par les utilisateurs. D’ailleurs Allociné va même créer un club d’internautes les plus actifs pour les récompenser et les inciter encore plus à participer.
Évidemment, beaucoup diront que l’envie de mettre en avant l’UGC est réalisée avec pour objectif de réduire les coûts en faisant prendre la création des contenus à la charge des internautes. Néanmoins, cette orientation vers l’UGC est aussi à mon sens un nouveau pouvoir donné aux consommateurs. Chacun peut maintenant faire partie intérgante des marques / services / produits qu’il apprécie. Le sentiment d’autosatisfaction s’en voit alors décuplé.
A terme, je pense que nous aurons des utilisateurs ambassadeurs des marques, qui pourront même être indeminisés / rémunérés pour leurs apports à la marque (en complément de leur job principal).
La plupart des marques n’ont pas encore compris l’intérêt de créer une communauté autour de leurs valeurs / produits. Toutefois, ces derniers mois, certaines ont ouvert la voix.
Voici une liste non exhaustive de sites de communauté fondés par des marques.
Évidemment cette liste n’est pas exhaustive, je la mettrai à jour progressivement. Si vous connaissez d’autres sites communautaires créés par les marques laissez un commentaire.
Peu de marques ont encore franchit le pas de lancer leur réseau communautaire, et encore moins en France.
Poussé par la réussite de son groupe de fans Facebook (65 000 fans du Nutella), Ferrero a lancé il y a peu son site communautaire Allez on bouge (www.allezonbouge.net).
Le principe ? Fédérer les familles autour de partage d’activités sportives et de loisirs. Les services ne sont pas révolutionnaires. Ils sont uniquement centrés sur le partage de bons plans autour des activités pleins air / sportives / parcs (création de fiche, upload images et vidéos, commentaires, notation…)
Pour animer la communauté Ferrero fait gagner des points en fonction de la participation. Bonne idée, on remarque d’ailleurs qu’il y a déjà un noyau dur d’utilisateurs via les 5 premiers membres qui ont au minimum fait 10 actions sur le site.
Quels sont les intérêts pour Ferrero ?
fédérer soi même sa communauté : ne plus être dépendant d’un tiers (Facebook)
dissocier au maximum la marque du service tout en établissant un contact proche avec ses prospects / clients (la communauté se crée autour du partage d’activités)
enrichir sa base de prospects / clients
mieux sentir, anticiper la demande
accentuer son image de marque autour du plus de ses produits (valeurs nutritionnelles pour l’enfant)
Même si la démarche est louable, ca sent quand même le test pour évaluer l’intérêt de l’outil. On va rapidement voir si c’est concluant avec, à mon sens, l’arrivée progressive de nouvelles fonctionnalités et des pubs autopromo.
Le potentiel de la communauté pour les marques est énorme. Je suis convaincu qu’il va y avoir un marché à prendre pour les accompagner startégiquement et techniquement.
C’est Rafik qui m’en a parlé dernièrement, et je réfléchis de plus en plus à la pertinence possible de ce mode d’inscription.
Le principe le plus radical est d’obliger l’utilisateur qui n’est pas logué sur un site à s’inscrire au bout de XX secondes de visite. Exemple sur Awdio.com, pour écouter de la musique plus de 30 seconds vous devez vous inscrire. Autre exemple sur ce site sur Prison Break où l’on vous coupe la visualisation des contenus du site si vous ne vous inscrivez pas (après 1 minute 30).
Je ne pense pas qu’aller jusque là soit pertinent (forcer l’utilisateur n’est jamais bon à long terme), en revanche, faire apparaitre un rappel pour inciter à l’inscription ca pourrait avoir du sens non ?
On va probablement faire un test sur un de nos sites, à suivre.